Etre pauvre à Dreux c’est être un délinquant potentiel. A vous de juger.

Dans la république du centre du 18 Août, le maire UMP relativise la 10ème place de Dreux parmi les villes les plus pauvres en évoquant les revenus tirés des trafics. Cet article rapporte que, selon monsieur le maire, il n’y a pas de grande misère à dreux : il suffit d’ouvrir les yeux sur les trafics. Toujours selon le même article, monsieur Hamel el parle d’une famille africaine qu’il a visité et qui vit très bien avec des vêtements de marque…  Une fois de plus les racourcis sont vite faits et bien faits. Etre pauvre à Dreux, c’est en fait être délinquant. Ces propos sont inaccéptables et indignes d’un responsable politique à l’échelle locale et nationale. Qu’as-t-on fait vraiment pour les gens fragilisés par le chômage et la crise qui touchent de plein fouet notre population ? Qu’as-t-on fait vraiment pour rayer localement les causes de la délinquance ? C’est vrai qu’il plus simple et plus court de stigmatiser une population déjà fragilisée par la crise et le chômage. En revanche, il est difficile de proposer des solutions concrètes à cette crise et à ce chômage au niveau local. donc il est beaucoup plus simple de montrer du doigt la population fragilisée. Ainsi, les projecteurs se retournnt vers les pauvres au lieu de se retourner vers les causes de la pauvreté. As-t-on mis en place des structures éducatives fiables pour l’édification des générations futures ? As-t-on donné la possibilité à nos jeunes de trouver une formation en fonction des besoins locaux ? As-t-on permis à nos jeunes diplômés et formés de trouver un emploi en adéquation avec leur formation ? As-t-on …? As-t-on ? … As-t-on mis fin aux trafics cités dans l’article ? Sinon qu’attendez-vous messieurs les responsables ? Il est bon de vous rappeller, messieurs les responsables, que chaque citoyen aspire à vivre dignement et hônetement et que la pauvreté est un fléau qui touche presque tous les foyers du drouais. Alors de grâce arrêtez de stigmatiser les drouais et mettez-vous vraiment au travail pour trouver des solutions concrètes au chômage des jeunes, des femmes et des personnes de plus de 50 ans.

Appel à signatures : Nous sommes tous français

Le constitutionnaliste Olivier Duhamel et quatre autres signataires lancent un appel solennel, déjà signé par plus de 8000 personnes, après les déclarations de Nicolas Sarkozy stigmatisant les Français « d’origine étrangère ». Ils appellent le Président de la République « à apprendre les leçons du passé et à renoncer sans attendre à la mise en oeuvre d’une régression aussi contraire aux principes fondamentaux de la République ».

> signez la pétition

lien direct vers la pétition : http://www.mediapart.fr/club/edition/les-invites-de-mediapart/article/030810/nous-sommes-tous-francais

De la philosophie et du projet politiques

De la philosophie politique

L’objectif d’Europe Ecologie est la transformation de la société suivant les valeurs de l’écologie politique, en respectant les modalités de l’action politique démocratique.

Ces valeurs sont l’autonomie, la solidarité et la responsabilité. Les nécessaires conflits entre les trois devant être réglées par la démocratie et la non-violence.

Par « autonomie », nous visons la capacité des personnes ou des groupes de personnes à se fixer leurs propres buts et voir le bout de leurs actes. C’est la liberté de faire et la maîtrise ce que l’on fait.

La « solidarité » est l’affirmation de l’égalité en droit et en dignité ; c’est le refus que quiconque soit laissé sur le bord de la route : quelles que soient les injustices et les erreurs de la liberté, chacun doit être en permanence remis en position de vivre une vie digne et autonome.

La « responsabilité » est la capacité et le devoir de répondre aux questions : « qu’as-tu fait aux autres ? », « qu’as-tu fait à la nature ? ». Il s’agit de la compréhension des conséquences à long terme et à longue portée de certains de nos actes, qui peuvent se révéler nuisibles à d’autres humains ou à d’autres êtres vivants, plus tard, plus loin.

Du projet politique

Europe Ecologie propose un nouveau projet de société, organisée selon le principe de durabilité, intégrant à la fois l’impératif écologique et celui de la justice sociale.

Les plateformes électorales présentées aux différentes échéances déclinent nos orientations principales : décroissance des flux de matière et d’énergie sans recours au nucléaire ou aux biocarburants ; nouvelle donne économique basée sur la proximité des échanges, les énergies renouvelables et la fonctionnalité qui privilégie l’usage des biens à leur achat ; nouveaux indicateurs de prospérité ; encadrement du marché selon des critères écologiques et sociaux ; contrôle des mécanismes financiers ; renforcement de l’économie sociale et solidaire et des services publics dans les secteurs clés de la vie collective ; mise en place d’une fiscalité intégrant le juste prix écologique et réorientant les comportements et les investissements ; sanctuarisation des biens communs de l’humanité ; protection de toutes les espèces du vivant ; encouragement au travail paysan et aux agricultures respectueuses des terroirs, de l’environnement et de la santé ; refus de la brevetabilité du vivant et des risques de contamination par les OGM ou les pesticides ; réorientation de la mobilité des humains et des marchandises vers les moyens de transports doux, le rail et les voies d’eau ; mobilisation de la recherche scientifique pour favoriser les applications technologiques à la mutation écologique ; coopération et co-élaboration avec les pays du Sud ; droit à la souveraineté alimentaire ; développement des relations internationales sur la base de l’apaisement des conflits ; défense des droits fondamentaux de la personne et des libertés individuelles ; établissement de la parité femme/homme ; lutte contre les discriminations ; extension de la démocratie par les voies participatives ; renforcement des pouvoirs de la justice vis-à-vis des paradis fiscaux et des pratiques mafieuses ; respect des territoires et des identités culturelles ; réduction du temps de travail.

Les jardins familiaux une espèce en voie de disparition !!!

Avec la rareté des espaces verts et les problèmes économiques les citoyens ont de plus en plus besoin de sortir de chez eux et  aller à la rencontre des autres. Le repli sur soi est de plus ressenti comme un fléau qui guète nos concitoyens. Les associations, malgré le peu de moyens, continuent à oeuvrer pour le vivre ensemble en participant à la création du lien social indispensable à la stabilité et à la tranquillité d’une ville. Nous voulons que notre agglomération soit un lieu où il fait bon vivre malgré les problèmes économiques qui engendrent le chômage. Pourquoi, alors, un titre comme les jardins familiaux ? Ces jardins autrefois appelés jardins ouvriers participent activement à la création de ce lien social, ils le favorisent. Malheureusement, dans notre agglomération les politiques locales ont tendance à négliger ce moyen peu cher et efficace au détriment des constructions de maisons individuelles ou des bâtiments collectifs. A quoi sert, donc, de rester cloisonner entre deux murs toute le journée ? Peut-on rester cloisonner entre deux murs toute la journée quand on est retraité ou sans emploi ? Quel choix pour notre agglomération : Habiter dans un écoquartier ou dans une résidence ou tout est bétonné ? Peut-on, doit-on privilégier le bien sur le lien ou le lien sur le bien ? Dors et déjà à Dreux, il ne reste plus pour les citoyens amateurs de jardins ouvriers ou familiaux que les jardins du côté de l’Eléphant bleu alors que jusqu’à l’année dernière les citoyens avaient la possibilité de jardiner près de chez eux au quartier des Rochelles (les 14). D’autres jardins à côté de l’Eglise Saint Michel sont remplacés par deux pavillons individuels. J’espère que le peu de coin de terre qui reste ne subira le même sort. Nous demandons que le maintien de ces jardin et l’interdiction de les remplacer par des projets immobiliers. Nous pensons qu’il y a trop de béton à Dreux et qu’il faut absolument préserver le cadre de vie. Les jardins familiaux contribuent à cette préservation. Nous nous réjouissons que ces jardins sont opérationnels à Vernouillet. De plus, ils ont été proposés par les habitants eux-mêmes dans le cadre de la démocratie participative. Ils ont toujours, d’ailleurs, gérés par les habitants de la Tabellionne eux-mêmes. La municipalité de Vernouillet les a encouragés et soutenus en toute intelligence. Nous espérons qu’à l’avenir les citoyens seront écoutés et consultés davantage sur les dossiers qui les concernent. Les jardins familiaux concernent une bonne partie des Drouais et des Vernouilletains. A bon entendeur.

Compte rendu de la conférence de presse EE/PRG : Quel avenir pour la place du Musée ?

Europe écologie et le PRG, qui  travaillent localement main dans la main, sont attentifs à la politique de la ville. C’est avec consternation qu’ils ont appris que la majorité municipale UMP voulait fermer la crèche installée place du Musée, en centre ville. Les deux mouvements politiques, représentés respectivement par Eric Duquesnoy (PRG) et Mohamed Bougafer (Europe Ecologie/Verts), ont déclaré que cette fermeture est une erreur et que cet équipement est nécessaire et indispensable pour les habitants du centre ville et les jeunes couples qui souhaiteraient s’y installer. Il n’y aura jamais assez de place pour tous les enfants dans la nouvelle crèche de la rue Pastre. Les autres devraient aller au nouveau centre Léon-Frappié, ce qui n’est vraiment pas pratique quand on réside dans le centre. ce n’est pas en supprimant cette crèche que l’on peut contribuer au développement de Dreux.

Mohamed Bougafer et Eric Duquesnoy ne peuvent pas s’empêcher de se demander ce que cache cette fermeture. Puisque comme d’habitude la politique de la ville manque de transparence et de dialogue. Cette fermeture s’inscrirait en fait dans le cadre de la création d’un centre commercial place du Musée. La place du Musée n’a aucune vocation commerciale. Elle doit être un lieu d’échange et de culture. On peut sans doute la rendre plus attractive. Ils aimeraient qu’avant de prendre une décision, la ville consulte les riverains. C’est à eux de décider de l’avenir de la place.

] ZEP [ Interview de Baroin ce matin dans les Echos: lamentable!

Trouvé ce matin dans les Echos et entendu également sur France inter:

« Les aides au logement sont-elles revues en baisse ?
Nous supprimons la possibilité donnée aux étudiants et à leurs parents de cumuler l’aide personnalisée au logement (APL) et la demi-part fiscale pour enfant à charge. Il faudra choisir entre l’une et l’autre. Les partenaires sociaux, via Action logement (anciennement 1 % logement), continueront de cotiser à l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et à l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) à hauteur de 1,25 milliard d’euros annuels. Les bailleurs sociaux, quant à eux, vont devoir mobiliser 340 millions d’euros supplémentaires au profit de la construction de logements sociaux. »
Et on ne touche ni au bouclier fiscal, ni à la baisse de la TVA dans la restauration pendant ce temps?

« Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu? » comme disait NTM.

Non, restons pacifistes en espérant une grosse mobilisation estudiantine à la rentrée à laquelle il faudra pleinement participer.

Quel beau paysage ! merci à Ludovic Loudiere pour cette photo magnifique

Qui peut deviner où cette photo a été prise ?

Est ce dans notre paysage local ? et où exactement ? Celui qui a pris cette photo n’est ce pas un pro ? Merci à Ludovic Loudiere pour ce travail.

Communiqué des écologistes Euréliens

Europe Ecologie d’Eure-et-Loir proteste contre la décision du ministre Borloo de transformer la RN 154 en une autoroute concédée à une société privée et condamne cette nouvelle preuve des connivences entre le pouvoir politique en place et les multinationales de l’économie.
Cette décision est une remise en cause complète des lois Grenelle I et II. La priorité environnementale est piétinée et notre département va devoir subir la dévastation de son territoire, dans les contournements des agglomérations drouaise et chartraine au seul profit des intérêts particuliers.
C’est une escroquerie intellectuelle de la part des parlementaires UMP/NC d’affirmer que seuls les usagers paieront cet équipement démentiel. En réalité, les impôts des Euréliens participeront de manière conséquente au financement de l’ouvrage, directement et indirectement, notamment pour l’entretien des itinéraires de substitution.
Europe Ecologie 28 est persuadée qu’il est possible de construire une 2X2 voies gratuite entre Allaines et Nonancourt à l’horizon 2020, en aménageant l’existant. L’organisation écologiste entend se battre contre ce projet d’autoroute. Lors des prochaines échéances électorales, notamment cantonales et législatives, les électeurs auront le pouvoir de dire NON à l’A154 !

L’A154 sera l’enjeu principal des élections cantonales de mars 2011

L’écolo-citoyen aime bien faire le tours sur la toile et a découvert ce trésors sur la piquouse de rappel qui deviendra la piquouse 2 rappel.

Après la décision du ministre de l’Ecologie (c’est un gag…) de construire une autoroute payante entre Allaines et Nonancourt à l’horizon 2020, il est évident que le sujet constituera l’un des thèmes majeurs de la campagne pour les élections cantonales de mars 2011.

Selon les pro-autoroute, le ministre s’est prononcé en faveur d’une délégation de service public à cause de la position unanime des élus. Lesquels ? Ceux qui n’ont pas participé au grand débat de l’automne et de l’hiver derniers, c’est à dire les sept parlementaires UMP/NC.

La connivence entre le pouvoir politique actuel et le monde économique (celui des grosses firmes) au détriment de l’intérêt général, des échelons administratifs de proximité, des citoyens et des priorités  écologiques prévues dans les lois Grenelle I et II, apparaît plus que jamais évidente.

Contrairement aux propos des députés et sénateurs de la Sarkozie aux abois, qui parlent d’une grande victoire pour notre département, il faut insister sur la catastrophe environnementale, financière et d’aménagement du territoire qui est ainsi promise à l’Eure-et-Loir.

Une seule solution pour contrer le mauvais plan : sortir les sortants !

Europe Ecologie au Conseil régional du Centre. Le rapport d’activité 2009 du conseil régional

C’est une nouveauté au CR du Centre : pour la première fois un rapport très pédagogique est présenté en même temps que le Compte Administratif pour retracer ce que fut l’activité du Conseil régional l’année précédente.

Nous sommes donc intervenus pour faire le point sur un certain nombre de politiques conduites la dernière année du précédent mandat.

·         Voir en particulier, surlignée, l’évocation de questions d’actualité (Arena, Ozans, Dhuison).

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Rapport d’activité 2009

Intervention de Jean Delavergne

Ce rapport d’activité 2009 couvre la dernière année du mandat précédent. Nous faisions alors partie en tant que Verts de la majorité  et nous avons dit pendant la campagne que nous en assumions le bilan.

Mais il n’aura échappé à personne que nous étions alors très minoritaire et je ne vous apprendrai rien en vous disant que si on peut constater une certaine influence des écologistes dans les politiques conduites jusqu’en 2009, au total il ne s’agit tout de même pas du bilan d’une politique écologiste… Nous pensons que l’évolution liée aux dernières élections régionales permettra demain de constater que les rapports d’activité 2011, 2012 et 2013 seront nettement plus marqués par les propositions des écologistes.

Je ne vais pas entrer dans le détail de toutes les politiques suivies mais prendre  seulement quelques exemples significatifs des forces et des limites de la politique suivie jusqu’ici.

Je voudrais dire d’abord que face à la crise économique et sociale nous avons eu raison d’être réactifs et en particulier d’affirmer notre soutien aux jeunes et aux familles en difficulté. Pour ne prendre qu’un seul exemple, je pense que tous ceux d’entre nous qui siègent dans les CA des lycées ont pu constater combien malheureusement ont pu se révéler utiles les mesures prises pour aider les familles les plus en difficulté à payer les repas des jeunes .

Pour ce qui concerne les aides aux entreprises nous l’avons abordé ce matin. Je ne reviendrai donc pas dessus sauf peut-être pour exprimer un souhait : celui qu’un travail soit mené à l’ARF pour éviter les concurrences déloyales entre les régions et les tentatives d’attirer des entreprises à coût d‘incitations financières.

Dans le domaine économique, nous voudrions aussi saluer la création en 2009 d’une antenne régionale de l’URSCOP  et réaffirmer notre grande satisfaction  du soutien apporté aux associations à travers CAP-Asso.

Pour ce qui concerne plus spécifiquement l’agriculture, un pas important a aussi été franchi avec l’adoption du Plan régional BIO qui doit permettre à la région d’accompagner le fort mouvement de conversion et de création d’exploitations bio en cours dans le Centre comme dans le reste du pays.

Nous regrettons cependant que l’année 2009 n’ait pas permis d’avancer  réellement sur la question  de la maîtrise du foncier agricole, en particulier dans les zones périurbaines pour pouvoir répondre à la demande croissante de produits de qualité de proximité.

Dans le domaine de la recherche et de l’innovation nous nous réjouissons d’avoir obtenu dans le précédent mandat un arrêt total des aides aux expérimentations d’OGM en milieu non confiné. Par contre depuis 2 ou 3 ans nous alertons sur la question des nanotechnologies sans être toujours entendus. Nous regrettons par exemple qu’en 2009  le CR se soit engagé pour plusieurs centaines de milliers d’€ dans le plan gouvernemental de développement des nano alors même, qu’aucun débat public sérieux et contradictoire n’a encore pu être mené sur cette question au  niveau national et que des doutes sérieux pèsent sur les risques qu’elles présentent pour la santé humaine et pour l’environnement.

Passons aux lycées. Il est surprenant que le rapport ne mette pas plus en avant les 5 M € d’efforts d’investissements supplémentaires en faveur de l’efficacité énergétique, que nous avions réclamé et qui avaient été décidés lors de la DM1. Rappelons que ces travaux représentaient près du tiers du « plan de soutien économique et social » adopté alors. C’était encore insuffisant à notre avis et nous avons acté tout à l’heure un effort trois fois plus important pour les prochaines années, mais il s’agissait là d’un premier pas intéressant.
Encore un regret celui de n’avoir pu avancer plus vite en 2008 et 2009 sur la question du développement de l’alimentation Bio dans la restauration  des lycées. Espérons qu’après la création in extremis, en février dernier, de la SCIC Bio-Centre il sera possible à partir de la rentrée prochaine de progresser enfin sérieusement dans ce sens. Les familles l’attendent et c’est un moyen efficace de développer des installations à l’échelle de la région.

En matière de transports et de déplacements, même si nous continuons à ne pas approuver les millions d’€ qui ont encore servi à financer des routes en 2009, nous nous félicitons de la poursuite des efforts réalisés jusqu’ici dans le ferroviaire, en particulier avec le démarrage de l’électrification Bourges-Sancaize et les engagements sur Chartres –Orléans.

Nous nous réjouissons aussi  de la progression des recettes constatées en 2009 dans les TER alors même qu’elles régresseraient ou stagnaient dans beaucoup d’autres régions du fait de la crise. Mais nous voulons dire ici avec force l’insatisfaction qui est la notre et surtout celle de milliers de voyageurs quant à la ponctualité et parfois au confort (rames surchargées) de certains de nos TER. Nous savons bien que ce n’est pas la qualité du travail des cheminots qui est en cause, que les difficultés résultent souvent d’un manque de moyens et d’investissements mais nous devons dire clairement à la SNCF que la situation n’est pas convenable et que la seule production de « taux conventionnel de ponctualité » ne peut suffire , il faut prendre en compte le vécu réel de milliers de voyageurs.

Voyons  maintenant les questions d’aménagement du territoire. La mise en œuvre en 2009 des contrats de 3° génération constitue un certain progrès par exemple pour permettre un début de prise en compte de la biodiversité dans ces contrats.

Mais disons le franchement les résultats obtenus jusqu’ici dans cette politique ne sont pas à la hauteur des moyens financiers que la région Centre y consacre. Nous savons tous que notre CR est de loin celui qui apporte le plus de subventions par habitant aux pays, agglo, villes moyennes , villages et départements dans le cadre de nos politiques contractuelles. Le problème est que quelque soient les efforts réalisés jusqu’à présent pour mieux cadrer ces contrats à partir des priorités régionales, priorités sur lesquelles nous avons reçu un mandat des électeurs, on doit constater que les collectivités avec qui nous contractons ont souvent un certain mal à en tenir pleinement compte.
Combien de fois dans la précédente mandature et encore en 2009, Moïsette Crosnier ,alors présidente de la Commission aménagement du territoire, n’a-t-elle pas du constater que les ambitieux objectifs affichés au départ dans les  contrats par exemple en matière d’agriculture durable, de paysage ou encore de protection de la nature … avaient été abandonnés lors de la révision à mi-parcours ou en fin du contrat.

Pour ne prendre qu’une question d’actualité comment les gens qui nous ont élu peuvent-ils comprendre que la région se croit obligée de financer un projet pharaonique comme celui de l’ARENA à Orléans qui doit être implanté en zone inondable et en limite de zone Natura 2000 ? Comment ceux de l’agglomération de Châteauroux pourraient-ils comprendre de leur côté que la région finance la stérilisation de 500 ha de bonnes terres agricoles pour développer  une zone d’activité comme celle d’Ozans portée par la Communauté d’agglo Castelroussine ? La même question se posait hier sur Dhuison dans le Loir et Cher pour le projet « Pierre et Vacances » mais il semble heureusement aujourd’hui ne plus être vraiment d’actualité… On nous dit que les règlements ne nous permettent pas ne nous opposer à de tels projets  et bien cela montre que nos règlements ne sont pas encore totalement au point : corrigeons les !

Terminons par nos politiques d’environnement.

La politique conduite ces 6 dernières années a permis de notables avancées notamment dans le domaine de l’énergie avec par exemple le développement du prêt Isolaris  ou encore  toute l’animation et les appels à projets et concours sur le thème de la Basse Consommation.

Dans le domaine de la biodiversité, du patrimoine naturel et de l’éducation à l’environnement  je suis un peu étonné que ne figure pas dans le rapport la première réelle année de fonctionnement de l’Ecopôle qui est pourtant une belle avancée attendue de puis de nombreuses années.

Toutes ces avancées dans le domaine de l’environnement ont cependant été réalisées dans le cadre d’un budget encore trop modeste à nos yeux : 1,3% du budget en région Centre c’est inférieur à ce que font les autres régions.

Pour finir vraiment nous voulons aussi évoquer la question de la gouvernance, comme on dit aujourd’hui, ou pour employer des termes que certains d’entre nous préfèrent la question de la démocratie participative. En 2009 la région a organisé des forums territoriaux dans le cadre de l’Agenda qui ont permis de faire une avancée dans ce sens. Cette démarche doit pour nous être approfondie et développée. Nous rappelons en particulier notre volonté de travailler  pour mettre en place des formes d’intervention des citoyens pouvant aller jusqu’à la possibilité d’inscrire des questions à l’ordre du jour de nos sessions plénières.